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Dipôles équivalents
🔗Capacité traitée :• Utiliser la loi des nœuds et la loi des mailles
Après avoir simplifié les circuits suivants — en supprimant les nœuds, les résistances ou les fils superflus — appliquer les lois de Kirchhoff et la loi d'Ohm pour déterminer la loi de comportement du dipôle équivalent entre les bornes A et B de chacun des circuits.
On notera $U = V_A - V_B$ la tension aux bornes du dipôle et $I$ l'intensité qui y entre par la borne A, en convention récepteur.
On notera $U = V_A - V_B$ la tension aux bornes du dipôle et $I$ l'intensité qui y entre par la borne A, en convention récepteur.
💡 Indice
Commencer toujours par repérer les points reliés par un fil : ils forment un seul et même nœud, que l'on peut redessiner comme un point unique. Une résistance dont les deux bornes appartiennent au même nœud est court-circuitée : elle n'est parcourue par aucun courant et disparaît du circuit.
Pour les circuits comportant des sources, deux propriétés simplifient beaucoup le travail : une source de tension idéale impose la tension à ses bornes, quel que soit le dipôle branché en parallèle ; une source de courant idéale impose l'intensité dans sa branche, quelle que soit la résistance placée en série avec elle.
Pour les circuits comportant des sources, deux propriétés simplifient beaucoup le travail : une source de tension idéale impose la tension à ses bornes, quel que soit le dipôle branché en parallèle ; une source de courant idéale impose l'intensité dans sa branche, quelle que soit la résistance placée en série avec elle.
✅ Correction
a) Les points E, F et D sont reliés par des fils et forment un même nœud. Entre C et D, la résistance $R$ de la branche C–E est donc en parallèle avec la résistance $R$ de la branche C–D, ce qui donne $R/2$. Cette association est en série avec $2R$ et $3R$ :
$$U = \frac{11R}{2}\,I$$
b) C, E, F et D forment un même nœud. La résistance $R$ entre C et D est court-circuitée. Il reste $2R$ et $3R$ en série :
$$U = 5R\,I$$
c) A et C sont confondus. Entre C et D, la branche directe $R$ est en parallèle avec la branche C–E–F–D, formée de trois résistances $R$ en série, soit $3R$. L'association vaut $\dfrac{R \times 3R}{R + 3R} = \dfrac{3R}{4}$, en série avec la résistance $R$ entre D et B :
$$U = \frac{7R}{4}\,I$$
d) A, C et D sont reliés par des fils : les trois résistances de la boucle C–E–F–D ont leurs deux extrémités au même nœud, elles ne sont parcourues par aucun courant. Il ne reste que la résistance entre D et B :
$$U = R\,I$$
e) Le réseau résistif est celui du cas c), de résistance équivalente $7R/4$, mais une source de tension est insérée entre A et C. La flèche de la source pointe vers C, donc $V_C - V_A = E$, soit $V_A - V_C = -E$. La loi des mailles donne
$$U = -E + \frac{7R}{4}\,I$$
Le dipôle équivaut à un générateur de Thévenin de force électromotrice $E$ et de résistance interne $7R/4$.
f) Entre C et D, une source de tension idéale impose $V_C - V_D = E$ : la branche C–E–F–D de résistance $2R$ qui lui est parallèle ne modifie pas cette tension, elle se contente de prélever un courant à la source. La source entre A et C impose quant à elle $V_A - V_C = E$. En ajoutant la tension $RI$ aux bornes de la résistance entre D et B :
$$U = 2E + R\,I$$
g) D, E, F et B forment un même nœud. Entre C et ce nœud se trouvent en parallèle la résistance $R$ et la source de courant, qui injecte $\eta$ dans le nœud C. La loi des nœuds en C s'écrit $I + \eta = \dfrac{V_C - V_B}{R}$, d'où $V_C - V_B = R(I + \eta)$. En ajoutant $V_A - V_C = RI$ :
$$U = R\eta + 2R\,I$$
Le dipôle équivaut à un générateur de Thévenin de force électromotrice $R\eta$ et de résistance interne $2R$.
h) La source de courant est en série avec la résistance de la branche F–D : cette branche impose l'intensité $\eta$, injectée dans le nœud C, quelle que soit la résistance qu'elle contient. La loi des nœuds en C donne à nouveau $V_C - V_D = R(I + \eta)$, puis $V_D - V_B = RI$ et $V_A - V_C = E$, d'où
$$U = E + R\eta + 2R\,I$$
Ces huit cas montrent que tout réseau linéaire de résistances et de sources se ramène, vu de deux bornes, à une loi affine $U = U_0 + R_{\text{éq}} I$ : c'est précisément le modèle de Thévenin.
$$U = \frac{11R}{2}\,I$$
b) C, E, F et D forment un même nœud. La résistance $R$ entre C et D est court-circuitée. Il reste $2R$ et $3R$ en série :
$$U = 5R\,I$$
c) A et C sont confondus. Entre C et D, la branche directe $R$ est en parallèle avec la branche C–E–F–D, formée de trois résistances $R$ en série, soit $3R$. L'association vaut $\dfrac{R \times 3R}{R + 3R} = \dfrac{3R}{4}$, en série avec la résistance $R$ entre D et B :
$$U = \frac{7R}{4}\,I$$
d) A, C et D sont reliés par des fils : les trois résistances de la boucle C–E–F–D ont leurs deux extrémités au même nœud, elles ne sont parcourues par aucun courant. Il ne reste que la résistance entre D et B :
$$U = R\,I$$
e) Le réseau résistif est celui du cas c), de résistance équivalente $7R/4$, mais une source de tension est insérée entre A et C. La flèche de la source pointe vers C, donc $V_C - V_A = E$, soit $V_A - V_C = -E$. La loi des mailles donne
$$U = -E + \frac{7R}{4}\,I$$
Le dipôle équivaut à un générateur de Thévenin de force électromotrice $E$ et de résistance interne $7R/4$.
f) Entre C et D, une source de tension idéale impose $V_C - V_D = E$ : la branche C–E–F–D de résistance $2R$ qui lui est parallèle ne modifie pas cette tension, elle se contente de prélever un courant à la source. La source entre A et C impose quant à elle $V_A - V_C = E$. En ajoutant la tension $RI$ aux bornes de la résistance entre D et B :
$$U = 2E + R\,I$$
g) D, E, F et B forment un même nœud. Entre C et ce nœud se trouvent en parallèle la résistance $R$ et la source de courant, qui injecte $\eta$ dans le nœud C. La loi des nœuds en C s'écrit $I + \eta = \dfrac{V_C - V_B}{R}$, d'où $V_C - V_B = R(I + \eta)$. En ajoutant $V_A - V_C = RI$ :
$$U = R\eta + 2R\,I$$
Le dipôle équivaut à un générateur de Thévenin de force électromotrice $R\eta$ et de résistance interne $2R$.
h) La source de courant est en série avec la résistance de la branche F–D : cette branche impose l'intensité $\eta$, injectée dans le nœud C, quelle que soit la résistance qu'elle contient. La loi des nœuds en C donne à nouveau $V_C - V_D = R(I + \eta)$, puis $V_D - V_B = RI$ et $V_A - V_C = E$, d'où
$$U = E + R\eta + 2R\,I$$
Ces huit cas montrent que tout réseau linéaire de résistances et de sources se ramène, vu de deux bornes, à une loi affine $U = U_0 + R_{\text{éq}} I$ : c'est précisément le modèle de Thévenin.